"Je plonge une à deux fois par semaine !"

Témoignages dans Plongée

Véritable passionné, Johann Debuire a plongé pour la première fois à l’âge de 16 ans. La magie a immédiatement opéré et aujourd’hui, il n’envisage plus ses vacances sans plongée. Découvrez ses premières impressions ainsi que ses quelques conseils aux débutants.


Abyssworld : La plongée fait aujourd’hui partie de votre vie mais de quand date votre première sortie en milieu naturel et où s’est-elle déroulée ? Qu’est-ce qui a déclenché votre envie de plonger ?

Johann Debuire : La première fois, c’était dans le sud de la France pour un baptême basique, suivi d’un diplôme pendant des vacances. J’avais alors environ 16 ans, mais n’ayant plus la mer à portée de palmes, j’ai dû arrêter. Il faut dire aussi que les études et le manque de moyens m’ont également freiné. Je gardais cependant toujours l’espoir de pouvoir recommencer et j’ai effectivement repris il y a 2 ans, de manière assez intensive. Mon envie de de replonger était surtout liée aux sensations ressenties lors des premières immersions et à cette envie de découvrir un monde qui me semblait inaccessible auparavant.

Quel souvenir gardez-vous de votre toute première fois ?

Le premier souvenir qui me vient est celui d’un contraste très fort entre le matériel très lourd en surface et cette légèreté que l’on ressent une fois immergé, comme une sensation de vol aquatique.

Vous pensez que toutes les premières fois sont comme la vôtre ?

Malheureusement non, des récits de mal-être et d’angoisse me sont aussi venus aux oreilles. Cependant, pour certaines personnes, la plongée peut vraiment représenter une sorte de défi et une envie de vaincre ses appréhensions.

Aujourd’hui, où plongez-vous et à quelle fréquence ?

Je plonge une à deux fois par semaine en fosse, et en lac dès que les beaux jours arrivent. Et bien entendu, je choisis aussi toutes mes destinations de vacances en fonction des sites de plongée.

Que vous apporte cette activité aujourd’hui ?

Une certaine sérénité. J’avoue que je choisis souvent les jours où je vais plonger en fonction de ma journée de travail, justement pour me permettre de me vider un peu l’esprit. J’ai aussi une forte envie de progresser, de me sentir de plus en plus à l’aise et pourquoi pas un jour d’en faire un nouveau métier. C’est une nouvelle porte qui pourrait s’ouvrir pour moi, en cas de vraie volonté de « virage » dans ma vie.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune tenté par la plongée ? Et à une personne plus âgée ?

D’essayer juste une fois pour voir et expérimenter ces sensations dont je parle. D’autres horizons et de nouvelles découvertes sont possibles maintenant. La plongée ce n’est plus comme avant, à présent, c’est très sécurisé, encadré et confortable. La plongée sans stab, c’est fini !

Y-a-t-il des spots particuliers à recommander lorsqu’on débute ?

Oui, moi je conseillerais l’Egypte en croisière Nord ou un safari-plongée aux Visayas Philippines car c’est assez facile de plonger là-bas. Il y a une bonne luminosité en immersion et les variétés de poissons sont très nombreuses.

Côté matériel, quels sont les investissements de base ?

Dans l’ordre : palme, masque et tuba. Et par la suite, un détendeur et un ordinateur de plongée. Dans les centres de plongée et lorsque l’on voyage, on ne sait jamais comment a été utilisé, nettoyé et entretenu le matériel. Avoir le sien et pouvoir s’assurer de sa révision et de sa bonne utilisation, c’est un vrai plus. Sans compter que c’est également une bonne manière de diminuer son stress.

Qu’y-a-t-il de si particulier avec la plongée ?

Le silence, un autre mode de communication, un intérêt pour la faune et la flore, le respect des règles, une sensation de vol lors de plongée dérivante.

Avez-vous fait des émules autour de vous depuis que vous pratiquez régulièrement la plongée ?

Oui, ma passion a été un peu contagieuse, et j’ai convaincu pas mal de personnes de mon entourage de tenter l’aventure du baptême. Certains y ont vraiment pris goût et sont en train de passer la formation Advanced.

Encourageriez-vous des jeunes enfants à pratiquer cette activité et pourquoi ?

Oui, car il y a vraiment beaucoup à découvrir et cela peut devenir une vraie activité familiale. Le fonctionnement en buddy peut renforcer les liens familiaux. Le programme Padi est très bien fait pour les enfants et c’est très ludique, encadré et sécurisé comme toujours.

 

Crédits photo : Unsplash.com (SID ZHAO)

 

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